Nuages de lait

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

L'air du thé

Une tasse de thé?

Ici, tout ce qui change de couleur est un lien, n'oubliez pas de cliquer dessus...
Pour en savoir plus, cliquez sur la tasse... et sur les tasses pour revenir à l'accueil.
Le Thé-me du moment: merveilles du Périgord/Dordogne ...

Vendredi 16 mai 2008
Sur fond de guerre de 14, un cirque nourri de poésie, de délicatesse, d'humour mais aussi de gravité: La Cie Le Boustrophedon (Haute-Garonne) présente "Courts Miracles de Cirque", un spectacle qui dépasse sans nulle doute en poésie et qualité et finesse le "Roi Lion" ou toute autre grosse production qui en jette.. Ici, les acrobates sont à eux-mêmes leurs propres marionnettes; pantins déguingandés, ils se lancent dans des numéros de patinage à roulettes en faisant mine de tomber, plus virtuoses encore que des as du patin... Avec un message et cette touche finale: les seuls êtres "resistants" à la guerre (au sens moral comme au sens propre) sont les enfants et les rats...
Du 15 au 17 mai à Odyssud (salle Nougaro)

Résumé
"Un camp de rescapés. Le gardien, les infirmiers et les blessés ont en commun d'avoir provisoirement survécu à la guerre qui se poursuit, non loin de là... La vie s'organise. On inscrit les entrants, on sectionne quelques jambes, on fait la chasse aux rats et on improvise un orchestre de fortune. Parce qu'il faut bien vivre, les marionnettes et les humains s'entremêlent pour parler, avec humour et humanité, de monstruosité, d'héroïsme et de lâcheté. Et avec espoir. Court-Miracles parle de façon poétique de la guerre, mais plus précisément de la période qui suit l'affrontement, où l'on tente la paix, où l'on reconstruit, où les utopies reviennent".
par Civetta
publié dans : Thé âtre ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Samedi 12 avril 2008
Excellente Bérénice au TNT, du 3 au 12 avril 2008.
La mise en scène de Jean-Louis Martinelli organise la tragédie autour d'un cercle d'eau-miroir, entre deux portes: à droite, du côté de la passion et vers les appartements de rénice, laquelle ne passe que très rarement dans la partie gauche de la scène, vers l'autre porte qui conduit à l'espace de Titus (la gloire et l'Empire). Marie-Sophie Ferdane, pensionnaire de la Comédie-Française, campe une magnifique Bérénice, face à un Titus (Patrick Catalifo, décalé) un peu moins convaincant peut-être avec son jeu presque trop désinvolte (on se demande où, avec sa tenue style pyjama, il a laissé le litre de rouge, pour être aussi désabusé et détaché à la fois... mais en même temps, cela s'accorde bien avec le personnage: en schématisant à l'excès, Bérénice apparaît ici comme une femme éprise d'un gros nase qui n'a même pas le courage de lui annoncer qu'il la quitte, alors qu'elle ferait mieux d'ouvrir les yeux et d'aimer le courageux Antiochus, campé par un superbe Hammou Graïa, lyrique et épique à souhait, tout en étant dérisoire et drôle dans sa lucide perception de sa propre situation... Mais le coeur a ses raisons que la raison ne connaît pas: Titus l'aime et la quitte, "c'est peu d'être constant, il faut être barbare", dit-il, mais c'est l'histoire d'un mec qui n'assume pas du tout la situation et la tragédie prend une dimension pathétique qui, pour finir, n'est pas si mal reussie, même si l'on a un peu de mal à croire à la passion de Bérénice pour un homme avec aussi peu de charisme, sauf à se persuader de son aveuglement... féminin.
L'
avis de Libération. Ceux qui n'ont pas aimé...
L'analyse de Fluctuat.net
par Civetta
publié dans : Thé âtre ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander

Lundi 7 avril 2008
Si vous avez raté Ilka Schönbein au Sorano ce week-end, ne la manquez pas la prochaine fois: on s'en souvient pendant dix ans... Je l'avais vue en 1998 au théâtre du Manège de Maubeuge dans "Le Roi Grenouille III" et j'étais restée si fascinée que j'ai couru voir Chair de ma Chair. Un spectacle sur l'enfance et sur la mère, tiré du roman du roman (roumain) de Aglaja Veteranyi, "Pourquoi l'enfant cuisait dans la polenta". Une lecture mise en scène par Ilka Schönbein, relatant l'histoire d'une enfance brisée: les images et métaphores visuelles sont fortes, voire violentes sans jamais tomber dans le franchement trash en dépit des sujets traités (inceste, viol, coups conjugaux) dans cette histoire de petite fille dont la mère est danseuse de corde dans un cirque... Dans cette fantasmagorie à mi-chemin entre la peinture de Munch, les corps décharnés et expressionistes d'un Egon Schiele ou le cinema muet fantastique, une roue de vélo symbolise l'engrenage de la violence intime, les ailes et les cuisses d'un plet plumé prêt à cuir s'animent tel une marionnette actionnée par des chaînettes à travers une petite fenêtre (déclenchant l'hilarité générale dans ce spectacle grave et amer), les visages-marionnettes sont des masques d'enfants-vieillards, sorte de répliques fripées de la mère-marionnette qu'est Ilka Schönbein sur la scène, un parapluie retourné figure la toile où une main araignée court de ses longs doigts crochus... Ilka Schönbein s'exprime en allemand, tandis que ses deux co-équipières animent le reste de la scène en voix off ou de leurs commentaires parfois ironiques... Lancer de poupées-doudous (à serrer dans ses bras pendant) au début du spectacle et dégustation finale, en bord de scène, de la polenta cuite ni vu ni connu au fil de l'histoire...
À ne pas manquer si l'on s'intéresse à ce type de poésie si parlante et si visuelle à la fois: "son théâtre mérite son nom, "Meschugge", ce qui veut dire "fou" en Yiddish" (
Mathieu Braunstein, Télérama, 20 janv. 2007).
Revue de Presse. Et ici aussi. Photos.
Ouvrage: Pourquoi l'enfant cuisait dans la polenta, ed. d'En-bas, l'Esprit des Péninsules, 2004.
Ilka Schönbein - Chair de ma chair
Au Théâtre Sorano. 3-4 et 5 avril 2008.
par Civetta
publié dans : Thé âtre ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Mots-clés

Thés vus

Amateurs de thé

Il y a 3 visiteur(s) goûtant ici une tasse de thé, (tandis que 20398 visiteurs cherchent d'autres théières sur over-blog)...

 
mesure audience
 
créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus