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L'air du thé

Thés à la mode

Thé âtre


Jeudi 26 mars 2009 4 26 /03 /2009 09:21
Slava's Snowshow à Odyssud:
Alors là, vraiment difficile de trouver les mots justes pour parler de ce spectacle. Le public, sans cesse surpris comme un gosse, entre rires et l'étonnement, appelé tantôt à remonter, jusqu'en haut de la salle, toute une toile d'araignée géante (video: Odyssud), ce qu'il finit par faire, au rythme du Bolero de Ravel, et à la fin, après une gigantesque tempête de neige projetée sur le public, au son grandiose des Carmina Burana, ces ballons ENORMES (dans les 4 mètres de diamètre pour certains) en multitudes et de toutes les couleurs, lancés au-dessus du public sur "Vieni via con me" de Paolo Conte, puis "In the mood for love"... d'une poésie, d'une drôlerie, incroyable... On dit souvent de certains spectacles qu'ils font retomber en enfance, mais là, ce ne sont pas que de belles phrases: on se sent envahi d'une espèce de joie-fraîcheur-mélancolie indéfinissable, qui fait qu'à la fin, on en oublie complètement de sortir de la salle, comme un refus de quitter cet enchantement (jamais vécu ça avant dans ma vie de spectateur!), qui est littéralement à pleurer de joie. Un quotidien anglais écrit au sujet de ce spectacle qu'il est capable de transformer la plus grande tristesse en immense bonheur (et ces jours-ci, j'en ai bien besoin...).
Jugez plutôt:
Slava's snowshow, extraits:


Le Final des ballons, à Florence (Italie):
Par Civetta
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Dimanche 5 octobre 2008 7 05 /10 /2008 22:46
C'était à Odyssud hier: Philippe Torreton campe un Dom Juan plus que convaincant, accompagné d'un Jean-Louis Farré en Sganarelle excellent. Pour une première mise en scène, Torreton plantouille un peu la scène de la statue du commandeur (le drap verdâtre qui s'agite et se gonfle façon gost-buster, c'est pas terrible...). Disons que la mise en scène n'est pas toujours très réussie (heureusement que c'est Torreton qui paraît en centurion de tragédie classique au début, sinon on se demanderait quoi...ça pourrait être très raté!).
L'acteur qui joue Pierro est excellent (l'un des rôles les plus difficiles de la pièce, sans doute, et Nicolas Chupin s'en tire vraiment admirablement.

En tout cas, belle mise en valeur de la "voix" de Molière (à un moment, Dom Juan se déguise sous nos yeux quasiment en Jean-Baptiste Poquelin), ambigüe et double à souhait, une voix qui parle par le truchement d'un personnage hautement négatif mais où tout le monde en prend pour son grade: les dévots, les impies et les médecins...Un texte décidément très fort, porté par une interprétation plutôt très bonne.
Malgré quelques faiblesses de mise en scène (pourquoi ne pas avoir suggéré plutôt que montré la rencontre avec la mort à la fin, par un dialogue entre Dom Juan et la tête de mort posé sur son bureau, par exemple?), c'est un spectacle qui donne satisfaction sans être extraordinaire. L'interprétation, irréprochable, y est pour beaucoup.

Rue du Théâtre
L'avis de Liberté politique

Par Civetta
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Vendredi 16 mai 2008 5 16 /05 /2008 00:10
Sur fond de guerre de 14, un cirque nourri de poésie, de délicatesse, d'humour mais aussi de gravité: La Cie Le Boustrophedon (Haute-Garonne) présente "Courts Miracles de Cirque", un spectacle qui dépasse sans nulle doute en poésie et qualité et finesse le "Roi Lion" ou toute autre grosse production qui en jette.. Ici, les acrobates sont à eux-mêmes leurs propres marionnettes; pantins déguingandés, ils se lancent dans des numéros de patinage à roulettes en faisant mine de tomber, plus virtuoses encore que des as du patin... Avec un message et cette touche finale: les seuls êtres "resistants" à la guerre (au sens moral comme au sens propre) sont les enfants et les rats...
Du 15 au 17 mai à Odyssud (salle Nougaro)

Résumé
"Un camp de rescapés. Le gardien, les infirmiers et les blessés ont en commun d'avoir provisoirement survécu à la guerre qui se poursuit, non loin de là... La vie s'organise. On inscrit les entrants, on sectionne quelques jambes, on fait la chasse aux rats et on improvise un orchestre de fortune. Parce qu'il faut bien vivre, les marionnettes et les humains s'entremêlent pour parler, avec humour et humanité, de monstruosité, d'héroïsme et de lâcheté. Et avec espoir. Court-Miracles parle de façon poétique de la guerre, mais plus précisément de la période qui suit l'affrontement, où l'on tente la paix, où l'on reconstruit, où les utopies reviennent".
Par Civetta
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