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L'air du thé

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Jeudi 17 avril 2008

L'exposition sur Babylone au Louvre permet une belle approche tant de l'histoire réelle que du mythe de Babylone (dont sa représentation en peinture -chez Delacroix ou Brueghel- ou en film dans un célèbre film muet; elle devient, chez les pères de l'Eglise (l'apôtre Jean en relatant la "chute") l'équivalent du Royaume du Mal à partir du Moyen-Age, jusqu'à être rapprochée de la quasi satanique Rome papale des années 1525 qui trouvent leur aboutissement final logique dans la mise à sac de cette "nouvelle Babylone" en 1527). Pour peu qu'on ait la patience de s'arrêter sur les pannonceaux explicatifs (attention, il y a du monde!), on révise la date de l'épopée et des songes de Gilgamesh (3000 an av JC) en découvrant les ouvrages anciens la relatant. Résonne ensuite longtemps à nos oreilles les noms de rois tels que Hammurafi qui a régné jusqu'en 1600 av JC, puis Nabuchodonosor ou Sémiramis, amante légendaire de Nabuchodonosor et reine assyrienne, fils du roi Ninus et fondatrice, dit-on, de la cité de Babylone. On découvre (ou redécouvre) les noms de divinités babyloniennes: Sin, déesse de la lune, Ishtar (Vénus). Rappelons aussi que la tour ronde dite de Babel n'a existé comme telle que dans la Bible ou dans l'imaginaire des peintres, et que la vraie Tour de Babel (la Ziggurat de Babylone) était en realité une tour carrée, à plusieurs étages, à tel point qu'un peintre anglais du 18e se trompe en voulant representer les deux sur son tableau, croyant peut-être à l'existence de deux tours distinctes. Fascinantes aussi les traces des premières fouilles ayant faire ressurgir archéologiquement la cité de Babylone (et la première inscription des stèles decouvertes: Tell de Babil), qui surgit sous nos yeux au travers des dessins exposés et figurant dans le livre d'or des archéologues vers 1917... De magnifiques objets coupent littéralement le souffle par leur seul état de conservation: stèles l'argile noire, géantes ou non, mais intactes et gravées de caractères cunéiformes, une déesse à la chouette (la reine de la Nuit, cf.photo) d'une beauté incroyable: le mythe de Babylone revit litteralement sous nos yeux éblouis. Au Louvre jusqu'au 2 juin 2008.
Voir la porte d'Ishtar (Ishtar est la déesse Vénus) reconstituée brique après brique à Berlin
Photo: la reine de la nuit (Une œuvre sculptée emblématique de l’art et de la civilisation du règne d’Hammurabi, roi de Babylone.)
Colloque sur la Tour de Babylone le samedi 19 avril 2008

par Civetta
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Lundi 25 février 2008

undefinedundefinedMarionnettes géantes ou machines dignes de celles de Léonard de Vinci et comme issues d'un autre siècle, et réinventées, les Machines de  l'île à Nantes sont  un prélude au Manège des Mondes marins dont  la poésie sera mille fois plus intéressante que ce que propose EuroDisney. Un futur échafaudage sur plusieurs niveaux réunira l'étage aquatique et terrestre, surmonté de l'arbre aux hérons. Dans l'immédiat, il est passionnant de venir découvrir  d'une part les machines exposées dans la Galerie des Machines (on peut monter dans chacune d'elle accompagné par les animateurs des lieux) ou d'une passerelle, venir admirer la partie atelier (immense hangar de fabrication). On y découvre la Raie manta, le poisson pirate, le luminaire des grands fonds et surtout l'éléphant géant, qui barrit et crache son jet d'eau par la trompe et fait son tour des ateliersundefined et les lieux toutes les heures, terminant par une impressionnante entrée par la Grande Nef: superbe à admirer du haut de la undefinedpasserelle, plutôt que de monter dessus (à moins de souhaiter passer 3/4 d'heure à se cailler, l'hiver, sur un éléphant de 12m de haut et 45 tonnes!) Cliquer sur l'éléphant et le poisson pirate ci-contre pour les video du poisson et de l'éléphant, et sur les autres photos pour les agrandir.
par Civetta
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Mardi 5 février 2008
undefinedJusqu'au 22 mars 2008, la BNF ouvre ses portes de l'Enfer: cet endroit où, dès 1750, on commença à tocker les ouvrages offensant les bonnes moeurs (de Félicien Rops, en passant par Dali, Pierre Louÿs, Aragon, le marquis de Sade, l'Arétin et bien d'autres...). Officiellement créé en 1836, l'Enfer a une histoire aussi palpitante que les livres qu'il recèle et que nous offre cette exposition à la BNF: "La Bibliothèque décida de donner une cote spéciale à ces ouvrages que l’on disait contraires aux bonnes mœurs. Déjà dès le milieu du XVIIIe, le Catalogue des livres imprimés, section Belles-Lettres, avait créé une rubrique pour les romans licencieux. Plus tardivement, dans le supplément manuscrit de ce catalogue, certains livres inscrits sous cette rubrique portèrent la mention « cabinet » ou « cab ». Ce qui peut signifier que ces ouvrages étaient conservés dans un meuble à tiroirs et séparés des autres. Et c’est en 1844, dans le Carnet des inventaires des fonds anciens, où le terme Enfer est ajouté à la cote initiale, qu’on trouve une preuve tangible de son existence. L’inscription au catalogue ne commença qu’en 1876. On comptait environ six cent vingt titres, provenant pour plus de la moitié de saisies judiciaires dont la principale fut celle opérée chez Alfred Bégis en 1866. Un catalogue sur fiches fut établi qui devança de quelques années la parution, en 1913, du catalogue imprimé de Guillaume Apollinaire, Fernand Fleuret et Louis Perceau, L’Enfer de la Bibliothèque nationale ; ceux-ci bénéficièrent vraisemblablement d’un traitement de faveur pour établir ce catalogue qui n’était en rien commandité par la Bibliothèque. De 1913 à 1969, l’Enfer s’enrichit de 850 numéros provenant de dons, d’acquisitions mais aussi du dépôt légal, celui-ci se substituant en quelque sorte aux saisies devenues quasi inexistantes. En septembre 1969, une note spécifiait la fermeture de l’Enfer. Celle-ci s’expliquait par l’évolution des mœurs. Cette cote faisait si mauvais effet que, à l’occasion de l’exposition Apollinaire organisée par la Bibliothèque nationale, ses livres cotés Enfer furent décotés pour recevoir des cotes plus convenables comme l’Y2 ou encore l’Ye. Mais en 1983 l’Enfer était rouvert à la demande des chercheurs et des bibliothécaires, non pour des raisons morales mais pour des raisons pratiques. Depuis 1983, seuls sont cotés Enfer les éditions anciennes, entrées par don ou par acquisition, qui, en leur temps ont été poursuivies ou condamnées pour des raisons morales, les livres érotiques ou pornographiques contemporains considérés comme rares par leur tirage, leurs illustrations, leur conception. L’Enfer est devenu plus sélectif et a pris une tournure plus bibliophilique".
Source: Eros au secret, BNF. Exposition à ne pas manquer, jusqu'au 22 mars 2008.
Le X à la BN: le secret révélé. Entrée plein tarif: 5€
par Civetta
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