Un truc que je ne fais jamais, samedi dernier, je suis tombée sur l'émission consternante deFlavie Flament: génération Cloclo. Bon, non seulement il a fallu se farcir le retour de
Michèle Torr chantant "Emmène-moi danser ce soir" (il a toujours pas entendu, le gars, depuis qu'elle gueule ce truc, faut croire...), Plastique Bertrand pour qui ça planait encore en 2008, Joe
Esposito avec son Lady Lady Lêêê... et Patrick Juvet qui cherchait toujours où sont les femmes (a pas encore fait son outing, ou quoi?). L'horreur intégrale.
Mais surtout, c'est une émission d'une violence visuelle rare: le pire de la télé italienne à paillettes et
fesses à l'air, avec en plus le zapping intégré. Remarquez-le bien, la prochaine fois que vous aurez le courage de vous arrêter, ne serait-ce qu'une minute sur cette émission; on
s'en aperçoit très vite de toute façon: il n'y a pas un seul plan qui dure plus de 3 ou 4 secondes. Si on faisait un électroencéphalogramme du spectateur assis devant sa télé à
regarder ça, je pense que l'ensemble du corps médical crierait au massacre physio-psychologique. En même temps, pas besoin de zapper, ça va si vite tout seul, qu'on n'a pas le temps de dire ouf
et qu'on a très vite l'impression d'être sur 12 chaînes à la fois. Pire que le contenu même de l'émission, déjà affligeant. Épuisant. La preuve en images,ici.
VelôToulouse, c'est parti et bien parti! une vraie rafle sur les stations dès le premier week-end, alors qu'il faisait à peine 4°C...
Qu'est-ce que cela va être aux beaux jours!!
Constatation aussi suite à la métamorphose de la Rue d'Alsace-Lorraine: nettement moins de voitures en centre ville, c'est très net le samedi!!
On a essayé hier dimanche: on déclipse à Compans-Caffarelli, on reclipse à la
Halle au Grain ou à Esquirol pour boire un café ou se balader un peu à pied, et on re-declipse au Capitole pour rentrer à la maison... On se balade deux fois plus et, en ce dimanche sans voiture en centre-ville,
c'était le top!
En revanche, ils se sont pas foulés pour le nom de ces vélos sponsoriés par HSBC: VélôToulouse, y avait surement mieux.. Alors... Velrose?
Ceci est une (triste) devinette:
Un scrutin au suffrage à bulletins secrets, organisé démocratiquement ne peut se tenir parce qu'un commando foulardé et cagoulé d'extrémistes fonce sur les urnes et
les isoloirs pour empêcher le vote alors que plus d'un millier de citoyens se sont déplacés pour venir s'exprimer librement. Autrement dit, ce vote démocratique n'aurait pu se dérouler
normalement que s'il avait été encadré par des forces de l'ordre.
Question: où sommes-nous? En Russie? En Birmanie tout récemment?
Que nenni: dans une Université française, hier mardi 27 novembre 2007, à 11h40, un lieu où la démocratie fait peur.
Les présents (dont je suis) ont eu l'impression d'être soudainement propulsés dans un monde privé de droits civiques, aux prises avec la dictature de la violence, de l'intolérance, de l'irrespect
et du muselage de la démocratie pacifique par l'anarchie d'une foule aveugle (à l'image de leurs foulards leur masquant le visage) de fanatiques.
Peut-on tolérer cela dans une Université? Française, de surcroît?
Mêmes tristes images, depuis Rennes 2 aussi, où la démocratie devient un détail [merci à: Sappholfaire].
Nuages de lait