Une expo à ne pas manquer à Toulouse: les peintures des XVIIe et XVIIe siècles de la collection Changeux, sur le thème Les Passions de l'âme, au musée des Augustins à Toulouse (et ailleurs) - on en profite au passage pour une petite visite dans le cloître et le potager des Augustins, qui vaut aussi le détour-. L'exposition balaie les deux siècles par salles thématiques (sources du classicisme, passions italiennes et ibériques, peinture de la réalité, classicisme français, idylles et batailles, peintures religieuses au siècle des lumières etc...) à travers un parcours qui rappelle quelques définitions intéressantes et appelle à quelques redécouvertes: l'influence et l'origine du maniérisme, dans la crise brutale de la Renaissance après le sac de Rome en 1527, et l'accent mis sur des peintres à la fois peu connus du grand public mais d'une grande virtuosité technique. Particulièrement remarquable, ce tableau de Jean-Baptiste Regnault (ci-contre) représentant Amour et Hymen buvant la coupe de l'amitié, dans un jeu de contraste entre le verdâtre des ombres et la chair laiteuse des corps. J'ai été frappée aussi par une Vierge à l'enfant, attribuée à Claude Deruet dont le bambin, réalisé en plein Grand Siècle, a l'air de porter volontairement et allusivement les traits du visage du Roi Soleil en personne.
Visite culturelle oblige, voir Amsterdam cest aussi voir ses musées. ceux-ci sont très chers (10 lentrée adulte et 4 ensuite si on peut profiter de l audiotour dans la langue choisie, somme toute bien appréciable pour éviter de lire tout langlais écrit sous les tableaux, parfois peu accessible de surcroît à travers la foule amassée devant les tableaux), et il faut parfois faire des heures de queue, sauf si on a réservé son ticket par internet au préalable (cest mieux!). Au Rijksmuseum (ci-contre), deux heures de queue montre en main si on ne bénéficie pas de la fast lane parce quon a réservé (en ligne, par exemple)... Mais une fois à lintérieur, on trouve les trésors de la peinture flamande: quelques Franz Hals, des Rembrandt à foison dont la fabuleuse Sainte-Anne -ou mère de Rembrandt-, ou le Jérémie, époustouflants), quasiment tout Veermer (somme toute peu productif, une trentaine de tableaux seulement à son actif), et évidemment la salle consacrée à la célébrissime et immense Ronde de nuit de Rembrandt. Au musée Van Gogh (file dattente beaucoup plus rapide), à quelques pas de là, dans ce même quartier des musées proche de Vondelpark, on entre progressivement et chronologiquement chez les peintres aimés de Van Gogh, puis dans la vie de Van Gogh (avec les commentaires de tableaux laudiotour, cest idéal), dans un parcours diachronique qui retrace à travers les tableaux, les différents états desprit (et de folie) du grand peintre, ainsi quun aperçu de lart japonais quaffectionnait le peintre, au point de lintégrer concrètement dans certains de ses tableaux, parfois bien surprenants... Cest réellement bien fichu. Après la visite des musées, on peut aller se prélasser et goûter aux bons sandwiches ou toasts de la terrasse et du café niché dans Vondelpark.
Nuages de lait