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Thés à la mode

Thé au ciné


Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /2009 08:24

Catherine Deneuve-fille du RER10
Histoire de faire ma chipie "eh ben nananère euh moi aussi j'ai paparazzé Catherine Deneuve" comme La Blogueuse en rose... qui, si justement, ajoute: "m'embêtez pas, c'est la grande classe".... Voici donc quelques photos, à retardement, que j'ai faites
près de l'Eglise Saint-Eustache, alors que je venais de tomber pile sur le tournage d'une scène de La Fille du RER (ben oui, à Paris tout arrive, ça m'apprendra à lorgner les vitrines du quartier Montorgueil). Bien évidemment, sans hésiter une seconde, j'ai fait la paparazza (toujours se balader à Paris avec un appareil photo, on ne sait jamais!!): Techiné, Michel Blanc et... la grande Catherine. Hommage à notre si élégante Catherine nationale, donc: la voici sur le banc près de Saint-Eustache, en train de tourner une scène de quelques secondes (Michel Blanc passe ensuite juste derrière elle, tandis qu'elle se retourne à peine, l'air de ne pas le voir... scène qu'ils ont refaite au moins 10 fois dans l'heure où je suis restée à regarder)...puis écoutant attentivement Téchiné, en pause entre deux prises, fumant sa clope ou téléphonant (ci-dessus)... Pas trop ratées, les photos, et il faut reconnaître que je l'ai mitraillée, notre belle et élégante Catherine Deneuve....

Catherine Deneuve-fille du RER11
Par Civetta
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Samedi 28 novembre 2009 6 28 /11 /2009 00:35

Dans la vie de Mussolini, il y a un lourd secret que l'histoire officielle ne raconte pas : une femme, IDA DALSER, et un enfant, Benito Albino, conçu, reconnu puis désavoué...

Outre le premier mérite de VINCERE qui est de faire ressurgir de l'histoire un pan méconnu de la vie de Mussolini, vue par Ida Dalser sa maîtresse (interprétée par une GIOVANNA MEZZOGIORNO, mi-Marion Cotillard, mi-Romy Schneider, qui atteint des sommets par sa beauté et son talent), le film de BELLOCCHIO, parce qu'il superpose une image "réelle" du dictateur vu par Ida à l'image "historique" (mais aussi idéalisée dans la distance par toutes les femmes qui rêvaient d'être son époux ou son amant), présente non seulement l'intérêt de faire comprendre sur quels éléments reposait la fascination exercée par le Duce sur les femmes du régime, mais aussi de parler du fascisme de l'intérieur. Du film, je retiendrais 3 scènes majeures, et ce pour différentes raisons:
- la scène entre Ida et son psychiatre qui lui explique à quel point il vaut mieux jouer la comédie dans un régime pareil si l'on veut s'en sortir: sorte de constat à la fois amer mais ultra réaliste qui décrit très bien la situation vécue par quiconque entendrait s'opposer au Duce et au régime: direction l'asile d'aliénés..... alors que la plus folle n'est pas celle qu'on croit.
- la scène où le fils de Mussolini, Benito Albino, enfermé par le régime parce qu'il a été surpris à singer son père Mussolini, continue ses mimiques parodiques dans l'hôpital psychiatrique: on a alors une superposition saisissante entre image historique et cinéma qui permet de mettre en relief magistralement la folie rhétorique et comportementale du dictateur (d'ailleurs dans la salle à ce moment-là, les gens se mettent à pouffer, tant le Duce apparaît tel un guignol agité, avec son pompon sur la tête, gesticulant et grotesque, parodie de lui-même que le cinéma tourne alors si efficacement en dérision).
- la magnifique scène sous la neige lorsque Ida jette une énième fois ses lettres à travers les grilles de l'asile, avec en fond sonore la superbe muique de Philip Glass (tiens, encore lui...)

Bref, superposant l'image historique de Mussolini à un acteur ne lui ressemblant pas du tout mais le mimant à merveille, BELLOCCHIO réussit  précisément à montrer comment Mussolini n'est plus au final que le singe (délirant) de sa propre réalité... C'est magnifique.
Vu le 28 nov.2009. Note: ****

Par Civetta
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Dimanche 1 novembre 2009 7 01 /11 /2009 10:18
Palme d'or vraiment méritée pour Le Ruban Blanc de Michael Haneke car, quoi qu'en ait dit la polemique, ce film sur les forces du Mal se répandant parmi une petite communauté d'enfants est dix-mille fois plus convaincant et fort que Le Prophète, vu récemment (et qui m'a, lui, vraiment déçue): cela fait penser à du Bergman, et l'on y retrouve le souffle des plus grands films du cinéma classique, celui où tout n'était pas dit, où le spectateur était poussé à réfléchir, à comprendre par lui-même, à être bousculé, atteint, touché... Et le vrai grand cinéma, c'est ça.
Les 2h et quelques de film passent très vite malgré la "lenteur" du film (nécessaire à sa portée significative), mis à part les génériques (sans musique, et qui font un peu penser au sketch parodie de film d'arte -"teresa"- des Inconnus!). Le plus grand mérite du film est de montrer la puissance de la violence morale et comment elle se transforme inéluctablement en violence physique à force de s'insinuer dans les consciences, notamment celle des enfants du village. Ceux-ci, éduqués qu'ils sont à la pureté et à la perfection (symbole: le ruban blanc), sont conduits inéluctablement, par cette exigence absolue d'absence totale de péché, à "punir" de la même façon dont ils ont été punis, et avec une violence accrue. Dans ce village où la violence sourd derrière les portes et les regards, les adultes masculins sont tous des tyrans sans scrupules: seule exception, l'instituteur, et le moment où le pasteur (l'être qui se considère comme le plus au-dessus le tout soupçon, mais peut-être aussi le plus tyrannique)  s'émeut... mais pour un oiseau en cage, et bien plus que pour ses propres enfants... que, à force d'éduquer à l'exigence de "pureté", il transforme en tyrans sanguinaires dont on ne peut s'empêcher de penser qu'ils feront, hélas, le terreau de l'Allemagne nazie. C'est en tout cas la thèse que semble développer Haneke dans ce film. Et c'est magistralement fait. À voir absolument.
Nota bene: mention spéciale à la jeune actrice qui joue la fiancée de l'instituteur, très dans le genre "nouvelle Romy Schneider"!!
Vu le 31 oct.2009. Note : ****
Par Civetta
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