Le livre à haute voix

Publié le par Civetta




Un après-midi de l’an 384, Saint-Augustin, alors qu’il rend visite à Ambroise, évêque de Milan, aperçoit ce dernier plongé dans un livre, mais les lèvres closes et muettes. Saint-Augustin est à ce point bouleversé, qu’il y consacre plusieurs chapitres dans ses Confessions. En effet, ça n’est qu’à partir du Xème siècle que cette pratique devient habituelle en Occident. Autrement dit, le Marathon des mots toulousain (52500 participants) n’était qu’un retour à l’essence même de la lecture, aux sources de la lecture telle qu’elle était au Moyen-Age, époque à laquelle “lecture à haute voix” était un pléonasme!





Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article