La science des rêves

Publié le par Civetta

D'abord emballée à l'idée d'aller voir ce film, je dois dire que j'ai été un tout petit peu déçue. J'avais adoré Eternal sunshine of the spotless mind mais là on dirait bien que Michel Gondry essaie de refaire certaines des bonnes choses qu'il y avait dans ce film; notamment, l'idée que l'amour et les sentiments passent par des vases communiquants irrationnels, permettant à Gondry d'exploiter à fond le thème de l'inconscient. Le personnage de Stéphane, dans le film, est un rêveur éveillé qui se laisse, parfois à son insu, guider par ce que ses rêves et son inconscient lui dictent, ce qui occasionne des scènes d'une cocasserie poétique plutôt savoureuses. Mais il y a tout de même des passages à vide, des scènes qui sonnent un peu faux, sans compter une VF étrangement inégale et mal montée sur bien 50% du film (apparemment, la VF a choisi de faire parler le Stéphane avec un accent mexicain débile, absent de la VO*...). C'est un petit film sympathique et même parfois burlesque, mais pas de quoi crier au chef-d'oeuvre, ni sortir de là en pleine exaltation...
Voir des extraits. (*Je confirme: dans la VF, le personnage a l'air d'un Garcimore débile, alors qu'il est un rêveur touchant dans la VO (anglaise)!!! ça change tout...Sans compter que dans les scènes de la VO où Charlotte Gainsbourg et Emma de Caunes se parlent en français, Stéphane est donc censé assister à un dialogue qui lui échappe: dans la VF, cette subtilité ne passe plus du tout!). Conclusion: la VF est bel et bien catastrophique.
Vu le 30 septembre 2006. Note:**

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