Anne Franck huis, Amsterdam

Publié le par Civetta

Anne Franck Huis

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Parmi les lieux les plus visités d’Amsterdam, avec les musées, il faut absolument entrer, pas à pas, dans la maison d’Anne Franck, transformée par Otto Franck, son père (seul rescapé de retour des camps de concentration) en musée, après la découverte du Journal de sa fille: une visite qui s’impose par-dessus toutes, et qui est, sans doute, la plus émouvante (c’est du moins ainsi que je l’ai vécue). D’une part parce que l’on découvre, en découvrant l’Annexe où vivaient les 8 clandestins (grâce à leurs protecteurs) dont faisait partie Anne Franck, à quel point les maisons amstellodamoises sont complexes, faites comme des coffres à double fond, sortes de petits labyrinthes en profondeur et en hauteur que leur étroitesse favorise, mais surtout parce que Anne Franck Huis est une visite totalement bouleversante. En avançant topographiquement dans cette ancienne et typique maison hollandaise, c’est dans le temps que l’on remonte, et chaque pas est, tragiquement, un instant de vie de plus partagé avec Anne Franck, comme si elle était là, derrière nous, à nous murmurer à l’oreille “voilà, c’est là que j’ai vécu, pensé, écrit, pleuré, souffert...”. Passée la bibliothèque qui dissimule l’entrée de la cachette vers l’Annexe, il est difficile de ne pas laisser les larmes monter, larmes que pour ma part je n’ai pu retenir. Derrière la bibliothèque, la maison est restée telle que l’a voulue le père d’Anne, et la visite est organisée de telle sorte que chaque pas est un plongeon dans l’émotion et le drame qui s’est peu à peu noué en ces lieux et dans ce quartier de Prinsengracht. On sort de ces instants abasourdi, tellement le moindre recoin de la maison raconte Anne Franck et sa famille avec autant de pudeur que de puissant devoir de mémoire.

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