La tourneuse de pages

Publié le par Civetta

La lenteur et le mystère des films de Téchiné, et la facette sociale façon Cabrol, La Tourneuse de page aurait pu avoir Laura Smet et Isabelle Huppert comme interprètes, mais c’est Deborah François et Catherine Frot qui portent les points de force du film. Un film dont l’intérêt réside essentiellement dans la tension exercée sur le spectateur, qui passe successivement de la compassion à l’égard de la jeune pianiste fille de boucher bafouée, passée maître en manipulation psychologique, à de la tendresse pour le personnage objet de sa vengeance incarné par Catherine Frot, extrêmement bien filmée et décidément actrice hors pair. Tout est mesuré dans ce film, de la ressemblance quasi spéculaire entre les deux actrices jusqu’aux scènes ou parcours “parallèles” des personnages. Un peu d’humour grinçant aussi avec le “coup” du violoncelle... Il ne s’agit ni d’un mauvais film, ni d’un très bon film, mais on se laisse prendre à la puissance de l’atmosphère tendue et mystérieuse qui règne sur ce film.
Vu le 19 août 2006. Note: **

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