Viva Zapatero

Publié le par Civetta

Viva Zapatero Viva Zapatero... Dans un pays classé 53è sur 166 au 2e classement mondial de la liberté de la presse (après des pays d’Amérique du Sud, apres la Bolivie, le Costa Rica et le Bénin...), violant l’article 21 de la constitution italienne, le CA de la RAI arrête l’émission RAIot, au seul motif du préjudice financier qui “pourrait” nuire à la chaîne (“l’entreprise”!) si elle avait à payer des millions d’euros de dédommagement que Berlusconi réclamerait pour diffamation...L’opposition se tait (signe extérieur de la progression d’un “régime”, selon la très juste analyse d’un historien interrogé dans le film), les journalistes font l’autruche, et il semble que seuls les artistes demeurent l’espace de contestation (et même pas si subversive que ça, comparée aux guignols de l’info ou à Carl Zéro, cités dans le film...), artistes contraints de se rabattre sur Internet ou par le biais de la télévision locale pour pouvoir s'exprimer. Et le pire, c'est qu'on a l'impression que le seul espace de contestation qui reste, c'est celui des acteurs et comédiens, tant on les sent "obligés" de faire de la politique d'opposition en faisant rire... comme pour compenser un vertigineux vide contestataire. C'est triste, affligeant. Quand on voit fondre en larmes un vieux journaliste ex-directeur du Corriere della sera, quand on entend cette femme italienne dire “avec le peu de liberté qui nous reste”, on prend carrément peur en se demandant si quelqu’un pourrait prononcer une phrase pareille en France aujourd’hui, et on espère que la réponse est “non”... Merci, à Sabina Guzzanti, véritable Michael Moore au féminin. Vu par Le Monde.
Note: **. Vu le 17 janvier 2006.

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