"Le Roi Nu" de Evguéni Schwartz au TNT

Publié le par Civetta

roinu11.jpgOn dirait du Shakespeare, du Dario Fo (Il diavolo con le zinne); cela ressemble aussi au type de théâtre écrit par le personnage du dramaturge sous le régime de l'Allemagne de l'Est dans La vie des autres, ou bien encore au comique utilisé par Benigni dans La vie est belle (le scène dans les camps où le père parodie les SS tout en cherchant à cacher la vérité à son fils): Le Roi nu (écrit en 1934 par Evguéni Schwartz, auteur Russe mort en 1958), en plein essor des fascismes en Europe) a la force des oeuvres produites dans un contexte de censure extrême, où les niveaux de lectures sont multiples car la pièce utilise un humour double (voire triple) et le même langage que celui qu'il caricature.le_roi_nu_3.jpg Parodiant le langage des dictatures, Le Roi nu fait partie de ces oeuvres magistrales écrites sous des régimes tels qu'il ne reste plus aux étites intellectuelles que la plume d'autant plus acérée qu'elle exagère à outrance le masque qui la cache (ici, celui de trois contes d'Andersen), cherchant à contourner la censure.

rencontre avec le traducteur  André Markowicz à la Librairie Ombres Blanches - ven.25 janvier 2008-18h

Le Roi nu est une oeuvre jubilatoire, insolente, drôle, un éclat de rire du début à la fin. Cette pièce pour adultes (et pour enfants) s'inspire de trois contes d'Andersen : La Princesse et le porcher, La Princesse sur un pois et Les Habits neufs de l'empereur.

Au Théâtre National de Toulouse jusqu'au 26 janvier 2008.


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