Angel A

Publié le par Civetta

Angel A-Luc Besson On ne peut pas dire que Angel A apporte grand chose au panorama cinématographique français: ça apporte du Luc Besson à du Luc Besson. Lequel Besson ferait bien d'arrêter de cloner Nikita à l’infini (autant le film que le personnage de Rie Rasmussen, d’ailleurs), sous peine de faire de son style un procédé. Sur le fond et le message (s’aimer soi-même pour aimer les autres), l’idée est fort louable. Sauf que Djamel Debbouze n’est pas très crédible. Manquant de profondeur, le personnage donne l'impression de ne pas évoluer d'un chouya au fil d'une histoire sensée être initiatique, ce qui est un peu gênant... Reste l’esthétique esthétisante du film, pas désagréable, mais quand même bien “déjà vue”. C'est du Besson un peu Ailes du désir sur les bords, imitation Jeunet. Les dialogues atteignent des sommets de platitude ronflante ("si t'as pas de passé, laisse-moi être ton avenir"), avec un cadrage qui cherche à donner l'illusion d'une profondeur, comme pour nous faire croire qu'on ne s'ennuie pas. D'ailleurs, c'est réussi: on ne passe pas un mauvais moment mais on oublie vite... Aucune émotion là-dedans. À moins qu'elle ne soit tellement enfermée sur l'écran, qu'on n'en reçoit pas la moindre goutte. Bref, à choisir, autant aller voir autre chose.
Vu le 30 décembre 2005 [Paris, UGC Cinécité les Halles]. Note: *

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