Histoires extraordinaires

Publié le par Civetta

Histoires extraordinaires Mardi soir, une visite à la Cinémathèque de Toulouse (et je me dis que je devrais y aller plus souvent, car la programmation y est intéressante.. quelle chance d’être dans une ville où la vie cinématographique est si riche, entre Utopia, ABC et Cinémathèque pour ne citer que le meilleur...) j’ai pu voir, dans le cadre du festival du film fantastique français, les Histoires extraordinaires, adaptées d’Edgar Poe (1968, France / Italie, 120 min, voir la distribution), film à sketches de Roger Vadim (Jane Fonda alias Contessa Frederica (pour le segment "Metzengerstein"), Louis Malle (avec Brigitte Bardot et Alain Delon (segment "William Wilson"), et Federico Fellini (avec Terence Stamp pour le segment "Toby Dammit"). Vadim y sombre dans un érotisme sous-pasolinien (ou casanovo-fellinien raté) dont le kitsch prête à rire (Jane Fonda transfuge de l’aérobic, en amazone sadique tout cuir en cuissardes, ça vaut le détour...). Quant à Louis Malle, il exploite plutôt bien Alain Delon, mais personnellement, comme Brigitte Bardot m’agace prodigieusement, j’ai trouvé un peu lourdingue le second extrait...Fellini enfin (dont je ne raffole pas, encore moins en VF comme c’est le cas... disons que je préfère le tout premier Fellini néo-réaliste des Notti di Cabiria...), Fellini, donc, transpose Poe dans le monde du show-biz à travers l’histoire d’un acteur raté, sous forme de parodie d’un festival de Cannes surjoué. Le plus intéressant est sans doute l’aspect fantastique de ces films, en faisant toutefois abstraction si possible (exception faite pour Fellini, qui semble plutôt s’en moquer) des stéréotypes insupportables de la femme à mise en plis années 60-70 (look Sheila détonant garanti...), véhiculés par Malle et Vadim...

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