6 jours en Dordogne et Périgord: parcours...

Publié le par Civetta

C'est fou la quantité de choses à voir dans le giron de la Dordogne! Voici un petit parcours en 6 journées... Cliquer sur les petites photos et sur les liens pour la visite en images:
Dordogne-Lot-noyers-1.JPG1er jour: arrivée au Camping du Port, à Creysse, petit village fleuri en bordure de Dordogne et bien ombragé, au milieu des fermes de gavage d'oies, et entouré de champs de noyers, non loin de la Station expérimentale de la noix. Un endroit bien agréable, pour un camping tranquille et sympa (ah, le doux chant des fermetures éclairs de toiles de tente le soir dans la calme nuit du camping...)
2e jour: Visite des jardins du manoir d'Eyrignac (XVIIe-XVIIIe siècles). Perigord-jardins-d-Eyrignac1.JPGUn hâvre de paix et de pelouses velours s'étendant sur un plateau non loin de Salignac en Périgord noir, tout près de Sarlat. Avec ses haies taillées et organisées à la française, et sa fontaine aux grenouilles (dans la roseraie blanche), le jardin possède le charme des labyrinthes organisés.
Dordogne-Perigord-Padirac00466.JPG3e jour: visite du gouffre de Padirac. Un monde fou, et un peu d'attente (autant à l'entrée que pour monter dans les barques sur la rivière souterraine à 103m sous terre) mais la visite est à couper le souffle. Possible de descendre et/ou monter en (trois) ascenseurs, ou à pied (250 marches pour l'escalier le plus long). La température à l'intérieur du gouffre est constante (entre 12 et 13°C) mais il est conseillé de descendre en vêtements chauds et chaussures fermées (le contraste est saisissant l'été et l'humidité à l'intérieur non négligeable). Le plus fascinant: les dimensions impressionnantes dans le gouffre (stalagtite énorme de 2,5m de diametre Rocamadour-vue-avant-la-descente3.JPGet 75 m de haut, hauteur sous plafond de 94m par endroits, c'est vertigineux et splendide). Rocamadour-danse-macabre2.JPGAprès-midi: visite de Rocamadour. Le village ne casse pas trois pattes à un canard du Périgord, mais la descente/remontée par la rue touristique et l'église jusqu'au fort par le chemin de croix est sportive et sympa. À voir: la vierge noire et la fresque danse macabre.
4e jour: tentative échouée de visite de la grotte de Lascaux II: il faut réserver la veille pour le lendemain ou le surlendemain, alors on laisse tomber...On se rabat sur le musée et espace Cro Magnon du Thot (où l'on trouve deux reconstitutions d'une partie de Lascaux (la Nef et les bisons adossés) non reproduite à Lascaux II et moultes informations détaillées sur la préhistoire, agrémentées d'un parc animalier "préhistorique" avec bouquetins et bisons méditatifs).La-Roque-St-Christophe-reconstitution9.JPG Roque-St-Christophe-la-falaise4.JPGLe point fort de la journée, ce fut la visite des fort et village troglodytiques de La Roque Saint Christophe (ci-contre, photo de la reconstitution d'après archives), fascinante falaise habitée pendant 55000 ans et ce, jusqu'à la Renaissance, ayant pu abriter jusqu'à 1000 âmes sur les 5 niveaux de cette falaise de 1,5 km de long, creusée par l'eau de la Vézère. Tout cela (avec l'excellente guide du site) a permis quelques petites révisions sur des croyances perso erronnées: si Cro Magnon (homo sapiens sapiens) n'est pas un descendant de Néanderthal, il était en revanche identique, en intelligence et physique, à l'homme de 2007. À ne pas manquer non plus, la visite qui finit la journée, 2km plus loin, de la Maison Forte de Reignac, site redécouvert (et ouvert) en 2005 sur un véritable gisement préhistorique et, derrière la façade, ce salon où le rocher sert de plafond... L'entrée de la Maison forte de Reignac offrait en cette période une exposition sur la torture du Moyen-âge à nos jours (et hélas, parfois encore d'actualité); le plus insoutenable: le supplice de la scie, de l'eau, ou de la chèvre léchant les pieds jusqu'à l'os... éprouvants rien qu'à lire les explications.
5e jour: journée glandouille au camping et canoë. La Dordogne, c'est l'autoroute A6 du canoë (du moins à la Roque Gageac). Nous, on s'est contenté de 10km de Gluges à Saint-Sozy. La Dordogne est une rivière calme et paisible, rien à voir avec les remous de l'Aveyron, ou pire, ceux de l'Allier. C'était peinard et joli, et on s'est demandé comment deux zozos du camping ont bien pu se retourner en abordant un prétendu "rapide".
Grotte-de-Cougnac-stalagtites-mites5.JPGGrotte-de-Cougnac-stalagtites-mites6.JPG6e jour: Là, on se dit qu'on a bien fait de louper Lascaux, car ce que l'on visite aux Grottes préhistoriques de Cougnac, c'est l'une des 15 vraies grottes encore ouvertes au public sur les quelques 150 grottes ornées françaises et non un fac-simile comme à Lascaux, et en plus dans un super joli cadre... Cougnac, ce sont deux grottes: une grotte truffée de concrétions calcaires (ci-contre), et une grotte dite "ornée", c'est à dire dont l'homme de Cro Magnon a taggué le fond avec des Grands bouquetins quasi en relief et des Cervus Mégacéros, figurations humaines à tête d'oiseau comme à Lascaux. Grotte-de-Cougnac-stalagtites-mites7.JPGÉmouvante progression de salles en salles, le long desquelles les stalagmites apparaissent étrangement de plus en plus nombreuses à être cassées sur le sol. La guide éclaire nos lanternes: c'est l'homme de Cro Magnon qui, il y a entre 25000 et 14000 ans est entré et s'est servi de ces stalagmites et de l'acoustique de la grotte pour y faire de la musique, pour des rites associés à l'art pariétal, un peu comme dans une église. Pas compliqué à savoir: 1) la grotte a été obturée il y a 10000 ans par une coulée de boue et il est la seule personne a y être entré avant ça; 2) comme l'homme de Cro Magnon était pile poil comme nous, il suffit de se mettre à sa place: à sa place, on aurait fait comme lui, mumuse avec les orgues de calcaire en en cassant certaines pour taper sur celles qui restent comme Philippe Lavil... Vue-Roque-Gageac-depuis-Marqueyssac0.JPGJardins-suspendus-de-Marqueyssac8.JPGArrivés devant la paroi de la salle du fond de la 2ème grotte, frissons d'émotions en admirant les dessins tracés il y a 25000 ans...  Visite et pause café à La Roque Gageac, puis visite des grandioses jardins suspendus de Marqueyssac (1,5 km d'allées, déployées sur une étendue rocheuse qui va de Castelnaud jusqu'en surplomb sur La Roque-Gageac, 18km de façades de haies de buis arrondies à tailler à la main, un château dont le toit pèse 500 tonnes... de lauzes empilées à la mode périgourdine). C'est décidément par là qu'il faut terminer un séjour en Dordogne, et finir en soirée par des aiguillettes de canard au restaurant Le Bistrot en face de la cathédrale de Sarlat, pour une petite visite nocturne dans cette ravissante ville où demeura La Boétie...

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