Un truc que je ne fais jamais, samedi dernier, je suis tombée sur l'émission consternante deFlavie Flament: génération Cloclo. Bon, non seulement il a fallu se farcir le retour de
Michèle Torr chantant "Emmène-moi danser ce soir" (il a toujours pas entendu, le gars, depuis qu'elle gueule ce truc, faut croire...), Plastique Bertrand pour qui ça planait encore en 2008, Joe
Esposito avec son Lady Lady Lêêê... et Patrick Juvet qui cherchait toujours où sont les femmes (a pas encore fait son outing, ou quoi?). L'horreur intégrale.
Mais surtout, c'est une émission d'une violence visuelle rare: le pire de la télé italienne à paillettes et
fesses à l'air, avec en plus le zapping intégré. Remarquez-le bien, la prochaine fois que vous aurez le courage de vous arrêter, ne serait-ce qu'une minute sur cette émission; on
s'en aperçoit très vite de toute façon: il n'y a pas un seul plan qui dure plus de 3 ou 4 secondes. Si on faisait un électroencéphalogramme du spectateur assis devant sa télé à
regarder ça, je pense que l'ensemble du corps médical crierait au massacre physio-psychologique. En même temps, pas besoin de zapper, ça va si vite tout seul, qu'on n'a pas le temps de dire ouf
et qu'on a très vite l'impression d'être sur 12 chaînes à la fois. Pire que le contenu même de l'émission, déjà affligeant. Épuisant. La preuve en images,ici.
Du "météoula" (alias le télephone portable...) à Sarko proposant
Ségolène en échange pour sauver Ingrid Brétancourt en se présentant comme un "farc aussi", la verve de Marc Jolivet, pour réchauffée qu'elle soit par moment (les polyphénols, le digicode ou le
sketche des initiales), s'habille d'orchestre, d'humour et de délire musical dans Comic Symphonic, et on rit beaucoup...
Surtout quand les allusions ne se privent pas de piques à la situation politique locale...
Nuages de lait