Nuages de lait

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L'air du thé

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Lundi 2 mai 2005

Lukas Cranach l'Ancien, (1472-1553)
Ci-dessous, "Hercule et Omphale" (1537)






Les Primitifs flamands (et allemands, dont Lukas Cranach l'Ancien) fascinent pour l'expressivité intemporelle des visages qui inspira certains peintres italiens comme Botticelli ou Filippo Lippi. Il y a comme une "réminiscence avant la lettre" de Balthus , tellement ce peintre paraît moderne...à moins que les modernes n'aient jamais pu faire mieux? Voir aussi d'autres tableaux de L.Cranach et les Primitifs flamands et allemands, école du Nord (Louvre).
par Civetta
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Lundi 2 mai 2005


Hélène Grimaud joue Beethoven comme elle danse avec les loups: avec passion. Sa sonate “la Tempête” (n°17 en d mineur, op.31 n.2) et sa “fantaisie pour piano, choeur et orchestre en c mineur opus.80” est un concentré de f(o)ugue au clavier, et l’on redécouvre Beethoven en l’appréciant plus syncopé, quasi jazzy et sautillant par moment...Beethoven se fait alors vivifiant et fluide, tout en demeurant douloureux, tel un albatros aux ailes de géant l’empêchant de marcher....Hélène Grimaud manie l’entrave et l’envol avec le brio d’un mouvement perpétuel tourbillonnant...L’album Credo est à écouter de toute urgence, ainsi que des extraits d’autres albums de l'artiste.
par Civetta
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Lundi 2 mai 2005

(Film d'Arnaud Desplechin, 2004)

Un conte de folies ordinaires...Rois et Reines n'a rien à envier à Mankiewicz, ou Frank Capra pour la part d'humour décalé, même si la drôlerie est justement teintée d'une gravité existentielle sur fond de tragédie à la Tenessee Williams, emportant les personnages dans un tramway nommé...culpabilité et mémoire. Dans "Rois et Reines", c'est l'excès d'amour ou d'admiration qui blesse et entrave les êtres dans leur vie : le père d'Emmanuelle Devos, trop "roi" pour sa "reine" de fille, quitte le monde en père effrayé par sa Coppelia de fille qu'il a fini par haïr à force de l'avoir trop adulée. Rarement un film n'avait aussi bien parlé de l'ambiguité des rapports parents-enfants, et du malheur d'avoir été trop aimé. Le sommet du film réside dans le dialogue final entre le petit Elias, et un Mathieu Amalric incandescent: littéralement traversé par la vie, mi-ange déchu, mi-Rimbaud du XXe siècle, Mathieu Amalric allie le charme et l'intelligence symbiotique des choses et des gens. Il crève l'écran.


Vu le: 2 Février 2005,
Cinéma Utopia,Tournefeuille (31).Note: ***

par Civetta
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